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Bollywood, l’histoire du cinéma indien :

Saviez-vous qu’aujourd’hui Bollywood c’est plus de 3000 films et près de 2 milliards d’euros de revenus par an ? Bollywood produit même plus de film que Hollywood…

Bollywood est le nom donné à l’industrie du cinéma musical indien. Cette industrie est principalement basée à Mumbai (anciennement Bombay) et la majeure partie de ces films sont en hindi.

Les origines du cinéma indien durant le British Raj 

Les premiers pas du cinéma indien remontent au début du XXème siècle et même à la fin du XIXème. A cette époque, en Inde le cinéma se conçoit d’abord comme une nouveauté technologique et un produit commercial, avant d’être perçu comme un art.

L’histoire du cinéma indien peut paraître complexe. En effet, c’est à Calcutta, en 1907 que Jamjetji Framji Madan se lance dans la réalisation d’une véritable chaîne de cinémas qui comptera environ trente salles en 1909. Cependant, il faudra tout de même attendre 1913 pour que le premier film de fiction indien soit réalisé.

Il s’agit du film Raja Harishchandra réalisé par Dhundiraj Govind Phalke. Ce moyen-métrage était inspiré d’une histoire tirée du Mahabharata (une épopée sanskrite de la mythologie hindoue). A cette époque il n’était pas facile de faire du cinéma en Inde…

Tout comme le théâtre de Molière en France à son époque, le cinéma en Inde n’est pas vu d’un bon œil. Si à l’origine les films ont pour sujet la mythologie ou la religion, dans les années 1920, notamment grâce à l’émergence de studios de cinéma tels que Kohinoor, Imperial puis Ranjit Films à Bombay, mais aussi Madan Theatres à Calcutta, les thèmes abordés se diversifient avec l’apparition de sujets plus modernes.

Parallèlement, le star-system indien va voir le jour : des acteurs tels que Jahan Ara Kajjan, Gohar, ou la première star féminine Devika Rani, commencent à triompher vers 1925. C’est seulement en 1931 que le premier film de fiction indien parlant sort sur les écrans : ce film s’intitule Alam Ara et a été réalisé par Ardeshir Irani.

Ce film est un énorme succès à cette époque et il jette les bases du format cinématographique indien où les séquences chantées et dansées sont d’une importance capitale. Le parlant permet notamment d’aborder des sujets plus profonds et parfois même militants.

24 des 28 films parlants produits en 1931 étaient en hindi. Les autres langues régionales indiennes telles que le bengali, le télougou et le tamoul percent peu à peu dans les années qui suivent, mais l’hindi reste la langue la plus utilisée à Bollywood. Au tournant des années 1940, la production des films en hindi se concentre à Bombay.

Quelques années plus tard, en 1937, Ardeshir Irani réalise le premier film en couleur de Bollywood : Kisan Kanya. Cependant, les films couleurs s’imposent seulement dans les années 50. On considère souvent la période 1940-1960 comme l’âge d’or du cinéma Bollywoodien puisque c’est pendant cette période que sortent les films mythiques de ce genre tels que Pyaasa (1957), Kaagaz ke pool (1959) ou le plus grand sucées Le Moghol – i – Azam racontant l’histoire d’amour entre le prince Moghol Jahangir et sa courtisane Anarkali .

En 1946, le film La Ville basse ou « Neecha Nagar » gagne notamment le Grand prix du Festival de Cannes !   C’est à partir des années 1960 que les mélodrames laissent place aux romances et aux films d’action à Bollywood.

Au cours des années 1980 et 1990, on constate un déclin de la qualité scénaristique. Puis dans les années 1990, les comédies romantiques et familiales reprennent le dessus et introduisent une nouvelle génération d’acteurs. Pour finir, les années 2000 correspondent à l’occidentalisation et à la mondialisation de la production cinématographique de Bollywood ; retrouvant ainsi l’aura de son âge d’or !

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